Victoire pour Erdoğan. La Turquie face à un avenir incertain après le référendum.

La Turquie a voté et la victoire d’Erdoğan est étriquée. Il s’agit de l’enseignement majeur du “oui” à sa proposition de doter le pays d’une nouvelle constitution. Le résultat met surtout en évidence un pays plus divisé que jamais et il est improbable qu’Erdoğan désire rassembler son peuple. Le raïs est euphorique alors qu’à l’inverse, l’horizon n’est pas aussi dégagé qu’il l’imagine. Après avoir échoué à établir une politique de voisinage harmonieuse, Erdoğan ne semble pas avoir conscience des défis économiques auxquels son pays est confronté. La croissance turque repose en trop grande partie sur une demande intérieure “boostée” artificiellement. Les entreprises turques sont quant à elles endettées à un niveau jugé inquiétant par l’OCDE. Enfin, ses relations avec l’Union ont pris ces dernières années un virage qui n’augure rien de bon pour le futur. Erdoğan semble là aussi ne pas réaliser l’importance de l’UE pour l’avenir économique de son pays. À force de s’opposer à tout le monde, la Turquie court le risque de s’isoler à outrance.

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60 ans après le traité de Rome, une Europe en crise

Le 25 mars 1957, le Traité de Rome fut signé. La Communauté économique européenne (CEE) est instituée. Il a fallu moins de deux ans de négociation aux six pays fondateurs pour s’accorder sur le texte. Au 1er janvier 1958, le traité entre en vigueur et la CEE prend vie. Avec le temps, l’enthousiasme du début s’est estompé et dans de nombreux pays, l’euroscepticisme gagne du terrain. La Grande-Bretagne a même décidé de quitter l’Union. La croyance de fonder l’union naissante sur la seule économie fut l’erreur pourtant pardonnable mais si dramatique au regard des conséquences actuelles.

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Moyen-Orient: quelle politique européenne?

Au Moyen-Orient, rien n’apparaît jamais simple. Dans le meilleur des cas, les révolutions arabes ont confirmé l’ordre établi sinon un ordre similaire. Au pire, elles se sont transformées en un conflit d’une violence extrême. L’arrivée de Trump n’augure rien de bon. Un flou artistique règne quant à sa politique étrangère, en particulier pour la situation d’Israël et de la Palestine. Quant à l’Europe, elle apparaît poursuivre son errance, sans personne pour tenir la barre. L’Union est comme trop souvent réduite à des initiatives personnelles de l’un ou l’autre état-membre. Il est essentiel pour elle d’enfin parler d’une voix.

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